Ma dernière relève au bois des Caures

Marc STÉPHANE

Un Marc Stéphane très en verve, débordant d’invention pour souligner d’un rouge ironique et vengeur la bêtise de l’« ubureaucratie » et du commandement en chef, mais toujours attentif au détail humain, du plus drôle au plus émouvant et au plus tragique. C’est avec une belle sobriété que Marc Stéphane évoque par contre la figure du colonel Driant, auquel il reconnaît autant d’humanité, de franchise et de courage que de naïveté, et les pages où il décrit le quotidien des « tranchériens » offrent une vision de la guerre bien différente de celle que propageaient alors les officines de « bourrage de crâne ». Pour toutes ces raisons, ce livre jamais réédité depuis 1929, exception faite des Éditions Italiques, en 2007 (épuisé) reste l’une des chroniques les plus justes et libres d’un des épisodes phares de la Grande Guerre. Ma dernière relève au bois des Caures sera une vraie révélation pour les passionnés d’histoire et de littérature, et une occasion pour tous de découvrir une œuvre libre et forte, d’une verdeur splendide, qui n’a pas fini de nous tenir en haleine.


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Description

Marc STÉPHANE

Marc Stéphane, de son vrai nom Marc Richard, est un écrivain et éditeur français né le 2 août 1870 à Saint-Étienne et mort à Saint-Rémy-des-Landes, le 6 mars 1944. Son nom évoque surtout Ceux du trimard, un chef-d’œuvre qui, avant le Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, a donné au langage parlé, au langage du peuple, un statut littéraire. Ce roman, qui flirta avec le prix Goncourt en 1929, révélait une personnalité hors du commun. Anarchiste par tempérament plus que par idéologie, farouchement indépendant, définitivement rebelle à tout ordre établi, écrivain à l’humeur vagabonde, à la plume féconde et haute en couleurs, Marc Stéphane était aussi l’homme des coups de tête et des coups de cœur. Pacifiste et antimilitariste, il s’engage pourtant en 1914 (à 44 ans) et pas pour faire de la figuration : c’est aux premières loges, dans les tranchées devant Verdun parmi les chasseurs du légendaire colonel Driant, que l’on retrouve, en février 1916, celui qui se proclamait un désillusionné doublé d’un ennemi du peuple et des lois « l’un des rares miraculés de la terrible attaque allemande », celui que ses jeunes frères d’armes surnommaient affectueusement « grand-père » sera fait prisonnier, et c’est en captivité qu’il écrira Ma dernière relève au bois des Caures.

Sublime Dévouements

Informations complémentaires

• Poids 200 g
• Dimensions 12,5 × 10,5 × 21 cm
• auteur

Marc Stéphane

• fabrication

Dos carré collé

• format

12,5 x 21 cm à la Française

• impression

Noir recto/verso sur Munken white 90g

• ISBN

978-2-490165-15-5